Le microbiote influe sur le cerveau mais aussi sur l’état général de notre santé.
La flore intestinale doit-être diversifiée et équilibrée car elle agit sur l’ensemble de notre corps.
On l’appelle le deuxième cerveau.
Le lien entre l'intestin et le cerveau
Le système nerveux de l’intestin
Le système nerveux des intestins assure la digestion et l’entretien du colon, son activité motrice, la sécrétion d’au moins 20 substances identiques à celle du cerveau et la vascularisation du système digestif. Il se compose de 200 millions de neurones et sécrète 70 à 85% des cellules immunitaires.
Il ressemble dans sa structure aux circuits neuronaux du cerveau. La sécrétion de la sérotonine est la principale fonction de ce système; c’est pourquoi, il y a un lien entre l’humeur et la digestion.
Quelle est la connexion entre le cerveau et l’intestin?
Le nerf vague assure la communication permanente entre le cerveau et les intestins. Il permet d’informer ces 2 organes leur permettant de réagir immédiatement. Ainsi, si un aliment toxique est détecté par les intestins, le nerf vague alerte le cerveau et en retour enchaîne les réactions nécessaires comme par exemple le mal de ventre ou diarrhée.
Les aliments ingérés ont un impact direct sur le tube digestif, notamment sur l’intestin et ensuite sur le cerveau.
La qualité des aliments ingérés sont importants pour l'intestin et le cerveau
Le microbiote intestinal est composé de 100000 milliards de bactéries, virus, champignons, levures etc…Il représente 4% du poids de matières fécales et assure le bon fonctionnement de l’intestin.
Certains aliments ingérés perturbent la flore intestinale.
Il se produit alors une inflammation puis une érosion de la paroi intestinale. Si le trouble persiste, cela peut entraîner une hyper-perméabilité intestinale, provoquant le passage de toxines ou des molécules normalement évacuées dans les selles. En conséquence, il apparaît des troubles locaux d’abord, puis des manifestations à distance jusqu’au cerveau.
Attention à certains aliments dangereux
- L’excès de protéines surtout animales putréfient dans l’intestin et les toxines produites sont préjudiciables au cerveau.
- Les aliments transformés avec un excès de sucre et de mauvaises graisses, une quantité alarmante d’additifs alimentaires et de résidus toxiques (les chips, les confiseries industrielles, les pâtes à tartiner, les frites, les plats servis dans les fast-food et les aliments transformés vendus en grande surface) sont à proscrire. Ils perturbent le sommeil, engendrent des états dépressifs.
- Les huiles végétales transformées et chauffées sont les premiers ennemis du cerveau. Elles perturbent la communication nerveuse et cérébrale. Les risques d’hyperactivité chez l’enfant et de dégénérescence cérébrale sont accrus chez ces consommateurs.
- Le blé moderne et les produits laitiers sont aujourd’hui des aliments hautement transformés dont l’intestin ne sait plus assimiler.
Les aliments à privilégier
Le cerveau a besoin d’un apport permanent de micronutriments en quantité suffisante. Il en a besoin en cas de stress oxydant, inflammation, baisse de l’acétylcholine (neurotransmetteur produit dans le cerveau impliqué notamment dans la mémoire et le déclin des capacités cognitives).
Les aliments à privilégier sont crus car riches en enzymes, en antioxydants en vitamine C B et E, en zinc, en sélénium, en caroténoïdes et polyphénols.
- Les vitamines B interviennent dans la régulation des niveaux d’homocystéine. En excès (hyperhomocystéinémie) accroît les risques cardiovasculaires, neurologiques et de complications pendant la grossesse, et signale souvent une carence en vitamines B6, B9 ou B12.
- Les enzymes des fruits et légumes, accélèrent la productions d’énergie, le recyclage des déchets, la synthèse des neurones. Si les crudités sont mal tolérées, les jus de légumes pourront les remplacer temporairement.
- Les aliments riches en acide gras oméga-3 sont nécessaires pour le cerveau mais pas forcement en grandes quantités. Ces acides sont présents en abondance dans le cerveau. Leur action est anti-inflammatoire.
Le cerveau utilise le glucose comme combustible exclusif.
Le cerveau ne fait pas de réserve. Il a besoin de 120 grammes de glucides par jour. Il lui faut donc lui en fournir tous les jours avec les vitamines B1,B6, B9 et B12 qui aident à la transformation du glucose en énergie. Ces vitamines sont disponibles dans tous les produits frais bio.
D’où l’importance de manger vivant pour apporter pas l’intermédiaire de l’intestin, les micro-nutriments au cerveau.
Le microbiote est aussi un organe à lui seul
Le microbiote peut agir par plusieurs mécanismes :
- Le nerf vague, qui transmet des informations entre l’intestin et le cerveau.
- Le système immunitaire : les bactéries intestinales influencent l’inflammation, qui peut avoir des effets sur le fonctionnement cérébral.
- Les métabolites : les bactéries produisent des molécules, comme les acides gras à chaîne courte (butyrate, propionate, acétate), qui peuvent avoir des effets sur le système nerveux.
- La production de précurseurs de neurotransmetteurs : certaines bactéries participent au métabolisme de substances impliquées dans la fabrication de la sérotonine, de la dopamine ou du GABA. Il est important de noter que la sérotonine produite dans l’intestin ne traverse pas directement la barrière hémato-encéphalique, mais elle peut avoir des effets indirects sur l’organisme.
Les études suggèrent des liens entre le microbiote et :
- l’humeur et l’anxiété ;
- le stress ;
- certaines fonctions cognitives comme la mémoire et l’attention ;
- certaines maladies neurologiques ou psychiatriques, comme la maladie de PARKINSON, la maladie d’ALZHEIMER ou la dépression.
Finalement, la flore intestinale ne nous gouvernerait-elle pas?
